Projet 17 mai: Gami




Gami




32 commentaires:

  1. Vraiment excellent !
    Tellement vrai... Et tellement aberrant.
    En tout cas l'idée est très bien retranscrite.

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  2. superbe... les homophobies "qui se camouflent (generalis et heterosexista!)" sont assez chiantes car présente 24/24h, et pourtant elles sont peu évoquées... merci donc ! :)

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  3. Il y en a encore une autre variété qu'on croise souvent, c'est le déni d'homophobie, genre "Nan, mais l'homophobie dans notre pays ça n'existe plus depuis longtemps. Ils peuvent vivre comme tout le monde, maintenant, les homos. Je vois vraiment pas de quoi ils se plaignent..." Pour une partie, c'est de l'ignorance réelle (celui qui n'a jamais été confronté à l'homophobie n'imagine pas les formes qu'elle peut prendre) et pour une bonne part de la mauvaise foi (refus d'accepter les témoignages de celles et ceux qui en sont victimes au quotidien).

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  4. y'a aussi le coup du "je te pose la question devant toute la famille en pensant tout naturellement que tu vas dire que tu es hétéro ce qui t'empêche de le dire clairement parce que tu n'es pas encore sûr..."

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  5. Excellent ! Rien à redire. Merci pour cette étude humoristique de ce virus.
    Et +1 pour Wood !

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  6. ah punaise ...le cas de figure n°5 ...tréééés répandu ^^"

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    1. "Il existe aussi des poissons volant, mais qui ne constituent pas la majorité du genre"

      Ben oui, pour 9x-high pourcents des gens la voie hétérosexuelle est empruntée. Ce n'est pas de l'homophobie de demander à sa petite fille si elle a un copain o_O.

      Faut pas pousser pépé dans les orties non plus

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    2. je suis tout à fait d'accord, le fait de poser la question de cette façon n'a rien d'homophobe en soi, tout comme le question "ça va bien?" ne rejette pas le fait que ça puisse aller mal...
      Et s'il on devait tout de même qualifier cette question d' "homophobia heterosexista" , ne devrait-on pas régir sur le dessin de la petite amie de l'enfant ?
      Pourquoi des longs cheveux, encore un cliché de la femme qui ne devrait pas la définir ?
      Cette forme d'homophobie existe bel et bien, mais l'exemple me semble mal choisi.

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    3. tot, si elle n'est pas homophobe elle est discriminante je trouve...ça peut vraiment entretenir les tabous et appuyer le sentiment de culpabilité chez ceux qui ne se sont pas encore "outé" ce genre de question...ça vient renforcer l'idée qu'on est dans un monde très hétéro-normé, qu'on le veuille ou non, et le fait qu'on ne puisse pas réfléchir deux seconde et envisager un autre cas de figure de façon spontanée (autre que "ma fille a un copain"par exemple), ben oui ça pose un vrai problème...Et pour ceux qui ne sont pas "prêts" à entendre autre chose que ça, Et pour ceux qui voudraient s'inscrire en marge du monde tel qu'il s'impose à nous.

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    4. Je comprends bien le message qui est passé, et il y a effectivement des heures à passer à discuter sur ces sujets. Comme c'est impossible à faire dans un simple commentaire je ne m'y tente pas, je souhaite juste terminer en disant que je trouve ce projet 17Mai très chouette, et les travaux très plaisants à découvrir :)

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    5. Je suis d'accord avec Tot.
      Après, tout dépend du cadre dans lequel c'est dit... Si c'est couplé avec le cas n°2 (assez courant, il n'y a qu'à voir les rayons étiquetés "filles" avec du rose, des poupées, des cuisinettes et des tables à repasser, et ceux "garçons" avec des voitures, des camions et des guerriers... le tout, à la demande des parents, un vendeur m'a confirmé qu'ils vendaient beaucoup moins lorsque les jouets étaient moins sexués), c'est effectivement brimant.
      Si c'est dit dans un cadre de confiance, d'ouverture à autrui, de discutions sans tabous, ça n'est pas brimant. C'est juste logique d'un point de vue statistique ! On n'est pas obligés de faire des phrases à rallonge pour englober toutes les éventualités. "Oh tu es rêveuse depuis un moment... Je suis sûre que tu es amoureuse, allez, dis-moi comment s'appelle ton-petit-copain-ta-petite-copine-est-ce-que-c'est-l'instituteur-ou-alors-la-prof-de-musique-ou-peut-être-Justin-Bieber ?"

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    6. Personnellement, je rejoins Carole, qui a très justement fait remarquer qu'une telle phrase etait discriminante et était très culpabilisante, ayant moi même vécu le cas exact pendant plus d'une année.De plus, comme le dis Carole, sa ne coute pas grand chose de laisser un peu d'ouverture dans un dialogue.

      Ne te deplaise Cassiopée, à la place de ta longue phrase ne serait'il pas plus simple de dire: "Je suis sûre que tu es amoureuse, allez, dis-moi qui est ce?" C'est tout aussi court que la version hetero-normee tout en enlevant la culpabilisation à l'enfant s'il ne se trouve pas dans cette norme.

      Par contre Tot, je suis legerement génée par ta phrase :"Il existe aussi des poissons volant, mais qui ne constituent pas la majorité du genre" que j'ai pu entendre dans la bouche de personnes homophobes qui s'en servait pour justifier que puisque les poissons volants etaient minoritaires, ils n'avaient pas à demander quoi que ce soit et qu'on n'avait pas à tenir compte d'eux. Donc ta citation me géne affreusement puisque tu te sers du meme discours pour justifier la meme chose, c'est a dire le fait de tenir seulement compte de la majorité (bien que je sois persuadé que ton discours n'avait aucune arriere pensée retrograde).

      Enfin, felicitation à Gami qui nous fait toujours part de dessins fantastiques et merci à tout les dessianteurs du projet 17 mai !!!

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    7. Je tiens à répondre à Marie Gomrée et Tot, même si je doute que vous repassiez par ici, depuis le temps..!

      Marie Gomrée : "je suis tout à fait d'accord, le fait de poser la question de cette façon n'a rien d'homophobe en soi, tout comme le question "ça va bien?" ne rejette pas le fait que ça puisse aller mal..."
      Il y'a une différence de taille entre ces deux questions. Effectivement, "Ca va bien" ne rejette pas le fait que ça puisse aller mal, puisque si ce n'est pas l'un, on pense que c'est l'autre.
      Néanmoins, lorsqu'on demande à une fille si elle a un copain, que celle-ci répond "non", on va systématiquement se dire qu'elle est célibataire. Là est tout le problème! L'homosexualité est complètement niée, elle n'existe plus. Qu'en déduire? Que ça arrange tout le monde? ...

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    8. Personnellement, je ne trouve pas le dernier cas discriminant... :$
      La dernière fois, ma nièce est venue à la maison, et comme on faisait des perles, je lui ai demandé si elle avait un "n'amoureux".Elle a dit oui, j'ai demandé son nom, elle m'a dit "Zoé"
      Bon, ben maintenant elle a un collier de perles avec "Zoé" écrit dessus :p

      Lyaan

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    9. je rejoins Cassiopée,
      pour moi ce n'est pas une discrimination. En français on utilise souvent la norme (sociale) pour construire nos phrase c'est pourquoi ça ne me choc pas qu'il soit demandé à une petite fille si elle a un amoureux. Si on se mettais à devoir prendre en compte tout les cas particulier on s'en sortirais pas et on finirais avec un beau mal de crane à chaque fin de journée. En revanche je comprend très bien que cela puisse être difficile pour un enfant qu'on lui rappelle sans cesse qu'il ne fait pas partis d'une norme social. C'est pourquoi il est selon moi essentielle que chaque parent se montre ouvert afin que l'enfant n'est pas à craindre de dire qui il aime. Pour cela, il y a d'autres moyens que de se tordre les méninges à chaque fois qu'il construit une phrase.

      Billedeclown

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  7. Terrible : je crois que je suis encore un peu infestée par le cas n°5. Mais je lutte, contre : je me soigne, je me soigne... :)

    Très bonne BD au passage.

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  8. La figure 4 c'est en quelque sorte de la discrimination positive...
    L'homme ne peut s'empêcher de créer des clichés, je pense à "dans la haute-couture, ils sont tous gays"...
    A ceux qui me demande "Tu as un chéri ?", j'ajoute "ou une chérie".

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  9. D'après un dico un homophobe c'est : "Qualifie une personne qui manifeste de l'hostilité à l'égard des homosexuels"
    donc pour le cas n°5 je pense que parler d'homophobie est un peu exagéré...
    On a le droit d'avoir nos clichés, nos façon de penser, quand je parle a des amies en leur demandant si elles ont un petit copain ou un garçon en vue je n'ai pas d'arrière pensées ni rien.
    Alors bon lynchez moi si vous voulez, mais évitez de tomber dans la paranoïa :/

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    1. C'est p-e plus de la discrimination, qui peut ensuite induire de la peur etc...
      Mais cela invite à en avoir conscience parce que les clichés (,nos croyances)...il faut apprendre à vivre avec dirai-je.

      Enfin, je pense !)

      Markuss

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    2. Quand tu poses ce genre de question, tu supposes que la personne en face de toi est hetero et c'est le cas pour la majorité des gens. Sauf que le jour où tu as en face de toi quelqu'un qui aime différemment de ce qu'on attend de lui, par ta question qui n'admet pas d'alternative tu lui renvoies que ce qu'il ressent n'est pas "conforme". Du coup il peut se sentir comme une personne non acceptable.

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    3. Pourquoi on te lyncherait ? Non, faut juste employer "quelqu'un" à la place de "amoureux" ou "amoureuse", c'est tout :)

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    4. Je suis totalement d'accord avec toi, c'est exagéré de parler d'homophobie dans ce cas...

      Si on regarde le côté instinctif et animal de la chose, la solution qui s'impose en premier est plutôt l'hétérosexualité. Si on élargi au côté humain et amoureux, qu'importe le sexe, le fond de la question reste "y a-t-il quelqu'un dans ta vie ?" Et encore, les plus susceptibles diront que quelqu'une est aussi possible... =)
      Du coup un bon compromis peut être "et côté coeur, quoi de neuf ?"

      Cela étant dit, beau travail Gami, très vrai, bien analysé et bien dessiné !

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  10. Beau répertoire!

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  11. J'adore!!!! Merci...

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  12. de loin ce que j'ai vu/lu de plus créatif et de plus intelligent sur la question.
    l'analyse scientifique est parfaitement crédible. associer l'homophobie (et les préjugés) à un parasite est, de plus, salvateur pour l'être humain (et puis ça se soigne ! ^^).
    l'idée est tout à fait géniale !

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  13. Si c'est tellement anodin de demander "T'as un amoureux ?" à quelqu'un qui a peut-être une amoureuse... essayez l'inverse ! "Hé Lula t'es de bonne humeur en ce moment... t'as une amoureuse ?" et si quelqu'un en semble embarrassé', on peut préciser "Rhô, ouiii : "ou un amoureux" pfff..."

    Puisque les hétéros sont majoritaires, la situation "Hein ? Mais cette question ne me correspond pas !" sera moins gênante ou nocive, la personne pouvant s'appuyer sur toute une culture où l'hétérosexualité est hégémonique pour ne pas se sentir niée. Si elle est hétéro, elle osera probablement contredire l'auteur et l'affirmer. Imaginez un instant que vous ayez fait la boulette inverse... beaucoup plus violent, hein....

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